RE2020 : Point complet sur la nouvelle réglementation environnementale

« Les bâtiments, du fait de leurs consommations d’énergie, mais aussi de la façon dont nous les construisons, représentent une part conséquente des émissions de gaz à effet de serre en France ». C’est par cette phrase que Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique, introduit la présentation de la RE2020, nouvelle Réglementation Environnementale qui entrera en vigueur à l’été 2021.

La première Réglementation Thermique a vu le jour en 1974, à la suite du choc pétrolier, avec pour objectif de fixer des limites de consommation énergétique pour les bâtiments résidentiels neufs.

Au rythme d’environ une par décennie, les Réglementations Thermiques se sont succédé jusqu’à la réglementation thermique 2012 (RT2012), en application depuis le 1er janvier 2013 et toujours en vigueur.

En signant l’Accord de Paris en 2015, la France a pris un engagement important dans la lutte contre le changement climatique. Cet engagement se matérialise aujourd’hui par l’introduction de la RE2020, future Réglementation Environnementale des bâtiments neufs. Cette nouvelle réglementation a pour but de préparer les bâtiments qui seront les lieux de vie des Français pour les décennies à venir et poursuit trois objectifs principaux :

  1. Donner la priorité à la sobriété énergétique et à la décarbonisation de l’énergie ;
  2. Diminuer l’impact carbone de la construction des bâtiments ;
  3. En garantir la fraicheur en cas de forte chaleur.

La RE2020 introduit une évolution méthodologique majeure : la prise en compte de l’impact carbone sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, y compris ses phases de construction et de démolition.

Objectif n°1 : Priorité à la sobriété énergétique et à la décarbonisation de l’énergie

Dans la continuité des Réglementations Thermiques, la RE2020 renforcera encore les exigences de sobriété énergétique. Elle marquera ainsi une rupture majeure : la disparition progressive des logements neufs chauffés au gaz.
Pour exiger plus de sobriété, la RE2020 va renforcer l’exigence portant sur le besoin bioclimatique (Bbio). Elle prendra également en compte le besoin de froid ou Bbio froid, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici. Le seuil maximal pour le besoin bioclimatique des logements sera abaissé de 30% par rapport à la RT2012.

Également, et pour la première fois, la réglementation fixera un seuil maximal d’émissions de gaz à effet de serre des consommations d’énergie. L’enjeu est de cesser d’utiliser des énergies fossiles dans les bâtiments neufs.
Avec la RE2020, la France se met en capacité de se passer définitivement des énergies fossiles et du gaz dans les bâtiments neufs. Enfin, la RE2020 systématisera le recours à la chaleur renouvelable, via un seuil maximal de consommation d’énergie primaire non renouvelable. Ce dernier point ayant pour objectif d’empêcher un retour massif du radiateur électrique (convecteur à effet de joule), pesant plus fortement sur le réseau électrique en hiver.

Objectif n°2 : Diminuer l’impact carbone de la construction des bâtiments

La phase de construction est responsable d’une part importante de l’empreinte carbone d’un bâtiment. Pour le prendre en compte, la RE2020 introduit le calcul de l’analyse en cycle de vie. L’analyse de cycle de vie valorisera le stockage temporaire du carbone.

La RE2020 fixera des exigences afin de diminuer les émissions des secteurs industriels d’au moins 30% en 2030 par rapport à 2013.

La RE2020 fixera des exigences progressives et différenciées selon la typologie de bâtiment. Dans la première phase (2021-2024), l’enjeu essentiel sera l’appropriation par l’ensemble de la filière constructive de la méthode d’analyse en cycle de vie. Ensuite, les exigences augmenteront par paliers (2024, 2027, 2030), induisant un recours de plus en plus important aux matériaux à faible empreinte carbone.

Objectif n°3 : Garantir la fraicheur des bâtiments en cas de forte chaleur

De nombreux bâtiments construits selon la RT2012 s’avèrent inconfortables en cas de fortes chaleurs, au détriment de leurs occupants ou usagers. La RE2020 prendra en compte le confort d’été et fixe une exigence spécifique.

Elle intégrera d’abord le besoin de froid dans le calcul du besoin énergétique du bâtiment (Bbio). Un seuil haut maximal de 1250 DH et bas de 350 DH seront fixés. Les solutions de climatisations dites « passives » seront encouragées par la réglementation.

Aujourd'hui, la solution de bio-climatisation Bio’R permet, par exemple, de maitriser au mieux l’humidité et la température, tout en étant respectueuse de la planète et économique.

Les 3 jalons de la RE2020

Le Gouvernement a pris le parti d’inscrire la RE2020 sur du long terme, en fixant une trajectoire progressive.

Depuis son entrée en vigueur jusqu’à 2030, la RE2020 gagnera en exigence, avec des jalons prévus en 2024, 2027 et 2030 qui permettront de rehausser, à chaque fois, les exigences de la RE2020.

Un label d’Etat en parallèle

Pour les bons élèves, le Gouvernement prévoit également de créer un label d’Etat. Ce dernier viendra valoriser et récompenser les bâtiments qui atteindront les exigences des étapes suivantes de la RE2020, autrement dit, ceux qui prennent de l’avance sur la réglementation.

Ce label devrait constituer un signe d’exemplarité dont pourront se saisir les collectivités locales, bailleurs sociaux, maîtres d’ouvrage publics et privés. Le label pourrait également être accompagné d’incitations fiscales ou réglementaires.

L’ensemble de la version définitive de la RE2020 devrait être publiée d’ici la fin du premier trimestre 2021, afin de donner le temps à tous les acteurs de la filière de la construction de s’approprier cette dernière.

Le rôle de Bio’R dans cette RE2020

Grâce à des solutions de bio-climatisation propres et respectueuses de l’environnement, Bio’R, s’inscrit pleinement dans les 3 objectifs de cette RE2020.

En effet, la solution de bio-climatisation Bio’R garantie un équilibrage permanent de la température, via un contrôle constant de l’hygrométrie, et de l’adaptation de celle-ci aux besoins des utilisateurs.

N’utilisant aucun fluides frigorigènes, gaz à effet de serre 140 à 117000 fois plus puissants que le CO2, les Centrales de Traitement de l’Air (CTA) Bio’R permettent d’avoir une empreinte carbone maitrisée. Pour preuves de l’efficacité écologique de ses solutions, Bio’R a récemment été labélisée Solar Impulse et a également reçu le prix de la "Transition Energétique" lors de Crisalide Eco-activités.

Bio’R, comme l'ensemble du Groupe Anemos, poursuit depuis ses débuts une ligne directrice autour de trois piliers : performance, innovation, écologie, et souhaite donc œuvrer un maximum pour le bien de la planète, avec vous.