Le refroidissement adiabatique renverse les codes de la climatisation

Bien qu’ancien, ce n’est qu’actuellement que le refroidissement adiabatique revient au goût du jour, devant l’importance de trouver des solutions efficientes aux problèmes liés à la climatisation. En effet, cette dernière, qui use de compresseurs, est très gourmande d’énergie, ce qui accentue son impact négatif sur l’environnement.

Le principe

Le rafraîchisseur adiabatique permet l’échange entre l’air et l’eau, avec une même quantité d’énergie reprise, et donc l’insufflation d’un air plus frais. L’énergie totale de l’air reste la même puisque tout est recyclé. L’eau ruisselant sur le média inorganique refroidit l’air et la chaleur gratuite de ce dernier, au lieu d’être perdue, permet l’évaporation de l’eau qui, se gazéifiant, rejoint le cycle naturel de l’eau et n’est donc ni perdue, ni gaspillée. L’adiabatique permet ainsi un recyclage constant des énergies et une perte nulle.

Les avantages

Le principal avantage du procédé adiabatique tient en sa faible empreinte carbone, due à une consommation énergétique moindre. De ce fait, les consommations énergétiques sont dix fois plus faibles que pour une climatisation traditionnelle. Dans le cas d’un raccordement sur une ventilation existante, les consommations sont carrément négligeables.
 

Dans un bâtiment où il faut lutter contre 30 kW d’apport, une climatisation consomme environ 10 kW, alors qu’un caisson adiabatique, seulement 1 kW. La consommation en eau, surtout en période estivale, est d’environ 25 m3. L’utilisateur fait donc des économies d’environ 1 000 € par an, tout en réduisant son empreinte carbone.

Pour résumer, le rafraîchissement adiabatique présente l’avantage d’une consommation électrique très faible, d’une consommation d’eau optimisée et d’une absence de gaz réfrigérant ou produit chimique. Ainsi, il s’agit d’une alternative simple et efficace à la climatisation standard, tout en optimisant le confort des usagers.